Rétro console ultime la Thor d’Ayn

Depuis quelque temps, les rétro-consoles Android cartonnent sur le marché et offrent une expérience de retrogaming jusqu’ici assez inégalée. Grand fan de Game Boy Advance, j’avais fait l’acquisition de l’Anbernic RG35XXSP, qui m’avait déjà beaucoup séduit par sa taille et son design. Je lui reprochais toutefois un OS un peu brouillon ainsi que l’absence de stick analogique, ce qui m’empêchait de jouer aux jeux PSP alors même que la console en avait la puissance.

J’avais ensuite jeté mon dévolu sur un autre petit bijou : la Miyo Flip V2. Plus petite, plus fine, équipée de deux sticks analogiques… une vraie réussite.


Les limites pour l’expérience Nintendo DS

Ces deux consoles sont excellentes, mais pour l’expérience Nintendo DS, avouons-le, c’est limité.
On se retrouve à :

  • afficher deux écrans minuscules,
  • ou à switcher sans arrêt entre l’écran du haut et celui du bas,
  • sans parler de l’absence de tactile, indispensable pour certains jeux.

J’avais donc un peu abandonné l’idée de rejouer à mes Layton ou Final Fantasy Tactics A2 dans de bonnes conditions.


L’arrivée de la Pocket DS et de la Thor : un tournant

Récemment, deux consoles sont arrivées pour répondre à cette demande insensée :

Et je ne vais pas mentir : j’ai totalement craqué pour le design de la Thor, ce qui a clairement influencé mon choix.

Avec ces machines, on entre dans une nouvelle catégorie : la rétro-console premium.
La Thor supporte des émulateurs allant jusqu’à la Nintendo Switch et la PS3, propose deux écrans tactiles, le tout avec l’écosystème Android.

Un rêve devenu réalité… mais qui a forcément un petit prix.


Le modèle choisi

J’ai opté pour la version 12 Go de RAM + 256 Go de stockage, équipée d’un Snapdragon 8 Gen 2, un processeur qui envoie du très lourd.
Et pour le look, j’ai craqué pour la version Rainbow, qui me rappelle les couleurs de la Super Nintendo, ma console de cœur.
Pour les plus pragmatiques, je recommande la version noire : on y voit moins les bordures lorsque les jeux sont affichés dans leur format d’origine.


Livraison & unboxing : rapide et soigné

Je ne vais pas m’attarder sur le déballage, d’autres le font très bien en 3 heures de vidéos qui feraient pâlir n’importe quel fétichiste du unboxing.

En résumé :

  • envoi suivi et tracé,
  • un peu moins d’une semaine pour arriver à Hong Kong,
  • emballage impeccable et plaisant à découvrir.

Rien à redire.


Le point crucial : la console arrive… vide

C’est un aspect essentiel à connaître avant l’achat :
la Thor arrive entièrement vide.

  • Aucun jeu
  • Aucun émulateur
  • Aucun BIOS

C’est à vous de tout installer, configurer, organiser. Et cela représente des soirées entières de travail si vous voulez faire les choses proprement.

Il faut aussi garder en tête la dimension légalement sensible de l’émulation. Ne téléchargez que les jeux que vous possédez déjà, et faites-le pour de la sauvegarde ou de l’archivage.

Notez également que rien n’est garanti :
certains jeux refuseront de tourner, d’autres auront des bugs ou nécessiteront une configuration spécifique.

Bref : ce n’est pas un outil clé en main.
Avoir une certaine appétence pour l’informatique est un vrai prérequis.

Heureusement, on trouve d’excellentes vidéos en ligne pour guider l’installation.


Les applications que j’ai installées

Pour ma part, voici ma configuration de base :

Outils système

  • Obtainium pour suivre le versioning des émulateurs
  • Arthemis pour streamer mon PC directement sur la Thor
  • Syncthing (bientôt installé) pour synchroniser mes sauvegardes
  • GameHub (optionnel, je ne l’utilise pas) pour récupérer les jeux Steam

J’ai aussi ajouté une micro-SD XC1 A1 (vitesse de copie A1 minimum) de 1 To , indispensable dès qu’on attaque les jeux GameCube/PS2 qui deviennent rapidement très lourds.


Les émulateurs installés

Voici mon panel d’émulateurs, volontairement limité à l’essentiel :

  • RetroArch (Game Boy, Super NES, Mega Drive, PlayStation 1, Atari, Amiga, etc.)
  • MelonDS pour la Nintendo DS
  • Azahar pour la 3DS
  • Dolphin pour la GameCube/Wii
  • NetherSX2 pour la PS2
  • PPSSPP pour la PSP
  • M64Plus FZ pour la Nintendo 64
  • Eden pour la Nintendo Switch

Chacun demande une configuration complète :
chemins des ROMs, ajout des BIOS, réglages techniques, configuration des contrôleurs, etc.


Une interface agréable : Daijishō

Pour naviguer entre mes jeux, j’ai choisi Daijishō, qui est simple et plaisant à utiliser.
Vous pouvez aussi opter pour EmuStation ou pour le tout récent IISU, qui semble très prometteur.


Après quelques soirées… une machine incroyable

Une fois la configuration terminée, je me retrouve avec :

  • une rétro-console extraordinaire,
  • un catalogue gigantesque,
  • un confort de jeu inégalé,
  • un excellent écran 6″,
  • une autonomie plus que raisonnable (encore optimisable via les réglages de ventilation, d’affichage ou de fréquence).

Si vous êtes familier avec le retrogaming et fan de jeux dual-screen, c’est clairement la console du moment.

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